Il était une fois un homme nommé Ballak. Il était très avare et voulait tout pour lui tout seul. Il ne pensait à personne d'autre que lui. Pour ce faire, il avait même abandonné sa famille il y a longtemps pour vivre isolé, tout seul. Un jour où il était dans la forêt, il rencontra un berger et sa vache. L'animal était maigre et le berger voulait s'en débarrasser. Alors, Ballak convainquit le berger de lui vendre sa vache à un vil prix, ce qui fut aussitôt fait.
Fort heureux de cette acquisition, Ballak s'en alla avec sa vache. Il la mit dans un enclos et alla prendre des renseignements sur l'alimen-
tation des vaches afin de pouvoir engraisser la sienne pour qu'elle devienne toute grosse et qu'il puisse la dévorer tout seul. Il lut un livre "nutrition et alimentation pour vaches"(comment engraisser une vache afin qu'elle produise un bon lait).
Il alla même acheter de la nourriture pour vaches dans un magasin pour alimentation des bovins…, farine, foins et autres aliments. Il mit tout à l'œuvre pour avoir une vache engraissée.
Il allait tous les jours la voir et lui donnait à manger. Ballack, aspirait à voir sa vache grossir et se réjouissait d'avance du plaisir qu'il aurait le jour où il la dévorerait.
Il passait des heures entières à y penser disant :
" A quand, à quand ce jour où j'aurai pour moi tout seul ce lait, oui le lait qui provient des mamelles de ma vache engraissée ?
Vache maigre, grossis, grossis vite !
A quand ce jour où j'aurai pour moi tout seul les bonnes par ties, les parties charnues de ma vache engraissée, ce jour où je jetterai les déchets tels les os durs, les intestins, les mâchoires, la panse le bonnet et ... aux autres ?
A quand ce jour où je me lèverai et m'endormirai en mangeant, suçant, dégustant une partie charnue de ma vache, oui.
Ce jour où je mangerai, vomirai et mangerai encore, tou jours tout seul ? "
Des jours et des nuits passèrent.
Ballak se réveillait et s'endormait avec les mêmes espoirs, avec le même rêve en attendant ce jour glorieux. Plus les jours passaient et plus la vache grossissait et cela emplissait Ballak de joie.
Un jour, il alla voir sa vache et se réjouit des formes qu’elle avait (avec son alimentation, la vache était toute potelée et charnue comme notre Ballack le souhaitait) disant :
- Umh..., dans deux jours, cette vache sera à moi tout seul.
Oui. Je la dégusterais comme prévu, pour moi tout seul.
Elle sera à point et aura atteint la bonne grosseur et ce sera un plaisir de la dévorer.
Elle m’appartiendra à moi tout seul et je ferrai d’elle ce que je voudrai, je la dévorerai, je la sucerai, je mangerai et vomirai, je me coucherai en la dévorant.
Je serais tout seul ayant droit à toutes les bonnes parties, les os tendre, la chair.
Oh ! que ce jour arrive, jour de loie et de bonheur.
Quand il eut finit de parler, il repartit se réjouissant en ayant l’espoir que dans deux jours, il pourrait enfin dévorer tout seul sa vache.
Il ne se doutait pas qu’il y’aurait comme on le dit familièrement "des mouches non invitées”.
Deux jours plus tard, le jour prévu, la famille de Ballack (L'on ne sait comment quand et par qui elle avait appris la nouvelle), c'est-à-dire sa femme qu'il avait abandonné à cause de son égoïsme, ses deux fils, ses cousins et frères, arrivèrent et s'invitèrent eux mêmes, se rendit à son enclos. Sa femme qui était à la tête du groupe, tua l’animal et fit là, un partage. Ils prirent toutes les bonnes parties de sa vache et laissèrent les os durs et toutes les mauvaises parties que Ballack avait rêvé donner aux autres qui seraient comme des chiens.
Quelques temps après, Ballak arriva sur les lieux tout surpris et ne sachant quoi dire, il les observa s'en aller sans rien lui dire avec les gros morceaux de sa vache qu’il avait engraissé sans l’aide d’une tierce personne, ne sachant que faire.
Un moment, Ballack crut rêver, revenu à lui même, il se dit :
- mais qui sont ces gens ? Ma femme, mes enfants, ma famille
que viennent ils faire ?
Mais mais... ils s'en vont avec ma vache. Qui les a appelés,
mais mais… que me laissent -ils ? Les os les plus durs, les, les mauvaises parties ...
Oh qu'ai-je fais ? pourquoi cela ?
Justice, justice, justice... où es tu ?
Ballack, désespéré et deçut, s'assit et pleura pendant des heures, se demandant pourquoi le monde avait été aussi méchant envers lui et ce qu'il avait bien pu faire pour mériter ce sort, implorant la justice. Ballack ne comprenait pas comment l’information avait pu circuler et qui en était l’auteur, alors, il maudit le ciel et le traitre. Il aurait préféré disparaître à ce moment. Il s’exclama de nouveau :
- Oh ! qu'ai-je fais ? pourquoi cela ?
Justice, justice, justice... où es tu ?
Des heures passées, après avoir imploré justice, il comprit que la
Justice avait effectivement été rendue et c'est lui qui en avait fait les frais !
L'orgueil, l'avarice et l'égoïsme sont de bien vilains défauts !
S'interrogeant, il se dit :
- Mais quelle justice !!!
Pourtant, je voulais laisser ces mauvaises parties aux autres.
Dès ce jour, il comprit que c'était lui l'avare et il donna raison à sa famille et reconnaissant ses fautes, s'en repentit.
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