Donnerstag, 11. Februar 2010

le rat qui épousa la fille du roi

 

Jadis dans une grotte non loin d’un village, vivait un géant pas comme les autres hommes, nommé Granjean. Il avait un oeil au milieu du front, il était très fort, robuste et avec l’allure d’un baobab. Il faisait rage balayant tout ce qu’il rencontrait sur son passage, et dans les champs.

Tout le monde le craignait. Il ne sortait pas tout le temps, mais le jour où il le faisait, il semait la terreur au village et dans ses environs et tous redoutaient son passage. Pour entrer et sortir de sa grotte, il se courbait car il était très grand. Il se nourissait des épis de maïs et de miel sauvage. Bien même quand les épis n’étaient pas murs, il les arrachait et les mangeait. Les villageois étant fatigués vinrent se plaindre devant leurs rois.

Incapable d’agir, lui et son armée, ils ne pouvaient qu’observer et entendre les plaintes de son peuple.

Or le roi de ce village, avait une fille unique qu’il aimait et chérissait tendrement dont la beauté était inestimable et incomparable et ne voulait en aucun cas la marier. Il ne voulait pour rien au monde se séparer d’elle à cause du fait que non seulement, elle était son unique enfant, mais aussi de ce qu’il avait beaucoup aimé son épouse, sa mère qui les avait malheureusement quittés tôt.

Tout le village l’avait constaté. Sa fille déjà était en âge de se marier plusieurs princes avaient fait leur demande qui avait été rejettée et personne n’osait plus. Ainsi, comme défi, il réuni le village et dit:

– Celui qui parviendra à tuer ce géant épousera ma fille.

Il croyait que c’était irréalisable. Il n’y croyait pas trop et l’avait juste dit sachant que personne ni les humains, ni les animaux ne le pouvaient. En effet, c’était valable même pour les animaux. A cette époque, ils vivaient à côté de l’homme.

Cette nouvelle se fit vite répandre et tous les animaux de la fôret furent mis au courant.

C’est alors, que tous les villageois, fabriquèrent des pièges et mirent sur pieds des stratégies pour combattre ce géant mais en vain. Car, ils étaient pris dans leur propre piège. Un homme nommé Jinjin, eut une idée et se décida de fermer l’entrée de la grotte se disant que le géant étoufferait et en mourrait surement vite. Il prit une grosse pierre et la fit rouler jusqu’à l’entrée de la grottte.

Pendant quelques temps, l’on entendit plus parler du géant et de ses ravages, ils crurent alors qu’il était mort et plusieurs allèrent voir si c’était le cas.

Ils furent bien surpris le géant avait enlevé la grosse pierre et s’apprêtait à partir. Tous prirent peur et voulant s’enfuir, celui- ci les rattrapa tous et les engloutir dans sa grotte.

Personne n’échappa. Il laissa les corps dans sa grotte et s’en alla.

Les animaux aussi essayèrent les grands comme petits lions, panthères, tigres, et autres et aucun d’eux ne parvinrent.

Un jour, la fille du roi fit une prière et dit :

– Oh ciel, que ce ne soit pas quelqu’un que je déteste.

Le rat qui passait par là, l’ayant entendu, s’arrêta et lui demanda :

– M’aimes-tu ?

La fille ne sachant quoi répondre le fixa du regard, alors, il continua disant :

- Me crois-tu capable de tuer ce granjean pour t’épouser ?

La princesse ne répondit toujours rien. Alors, le rat s’en alla et dit aux autres animaux :

– Ecoutez moi. J’irais et je tuerais ce malade et le roi me donnera sa fille comme prévu.

Tous les animaux se moquèrent de lui, eux qui avaient déjà tout essayé contre ce vilain et aucun d’eux n’avaient réussi. Lions, éléphants et panthères lui dirent :

– Toi, qui est si minuscule, t’es tu bien regardé ! oserais-tu te mesurer à un géant ?

les autres animaux dirent :

– Il t’écrasera sans gêne et te réduiras vite en miette.

vas et tu verras. Que peux-tu contre lui. Nous, avons tout essayé sans pouvoir. Ce n’est pas toi qui pourrait le vaincre, si nous n’y sommes pas parvenus

– C’est bien ce que nous verrons reprit le rat.

Il alla devant la grotte de granjean. Ce dernier, le voyant, leva son pied pour l’écraser mais celui-ci lui dit :

– Ecoute, j’ai de bonnes nouvelles pour toi.

Le géant demanda :

– Lesquelles ?

Le rat lui dit :

– Si tu me laisses je te les dirais.

Le géant récula et attendit

– Dans ce village et partout l’on ne t’aime pas et tu le sais.

Le géant voulut le tuer en lui demandant :

– C’est ce que tu appelles bonnes nouvelles ?

- Non ce que je veux, c’est que tu vives heureux avec la princesse elle t’aime.

Marmonna le rat.

Le géant lui dit :

– Personne ne m’aime et je le sais comment peux tu dire cela ?

- Je ne le dirais pas si je n’étais pas sûr maintenant ce qu’il te faut pour te présenter devant elle, c’est que tu te fasses beau.

Repartit le rat.

– Mais comment voudra-t-elle de moi ?

Demanda sérieusement le géant qui déjà avait cru au rat.

Ce dernier lui dit :

– Il te faudra enlever l’oeil du milieu qui pourra se faire remarquer. Le géant lui demanda comment c’était possible. Notre rat lui dit de l’attendre, il s’en alla prendre un marteau et des cailloux. Il les mit au feu et demanda au géant de se coucher.

Ce qu’il fit sans tarder.

Le rat prit le marteau et frappa à grand coup son front le géant se mit à hurler et il lui promit que cela passerait, il prit les cailloux qui chauffaient et les mit sur le front du pauvre qui ne cessait de crier et le rat lui promettait que ce serait passager. Alors, le géant se débattit voulant se lever, il ne le puit, il s’efforça. Il essaya et reessaya mais il souffrait. Un moment, levant la tête, il demanda au rat ce qu’il avait fait et se coucha de nouveau. Il était trop tard. Chauffé par les cailloux qui le brûlaient, il s’écroula et mourut.

Ayant entendu les cris, tous coururent et virent le géant par terre et le petit rat à ses côtés. Tous furent surpris.

Ainsi, le roi donna sa fille au rat comme convenu et tous le remercièrent pour son exploit. Il n’eut plus de troubles ni de ravages et tous furent contents et vécurent heureux grâce au courage de ce rat.

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