Montag, 22. Februar 2010

Sindi

Autrefois, dans un village lointain nommé Kalla, vivait une famille heureuse composée du père, la mère et leur fille nommée Sindi. Une fille très intelligente mais aveugle hormis son handicap, elle était très jolie, d’une beauté naturelle et pleine de charme

Sindi, s’était habituée à se laisser guider par un bâton et selon ses autres sens qui fonctionnaient normalement.

Mais un jour, tout bascula, sa mère vint à tomber malade, quelques temps après, elle mourut. Son père, qui ne pouvant supporter de vivre seul, sans une femme à ses côtés, décida de se remarier.

Sa marâtre eut trois enfants de son père mais tous stupides lui ressemblant. Elle faisait travailler Sindi comme l’on ferrait travailler son esclave malgré son handicap.

Sa marâtre devint vite jalouse de Sindi à cause de sa beauté et de son charme. Chaque jour, elle l’envoyait faire la vaisselle au marigot, laver le linge, chercher du bois. Sindi faisait tous les travaux, les plus durs au moins durs pendant que ses autres demi- frères et demi- sœurs se reposaient ou se promenaient tranquillement tout en lui crachant toutes les injures du monde.

Son père n’avait plus le temps de s’occuper d’elle comme il le faisait auparavant avant le décès de sa mère. Elle était devenue très malheureuse et très triste de ce qui se passait.

Sa marâtre cherchait toujours à l’occuper et à lui donner les travaux inimaginables de la planète.

Un jour, comme si cela ne suffisait pas, sa marâtre lui demanda de compter le nombre de grains de sable qu’il y’avait tout le long de leur case.

Sindi, trouva ce travail inutile et voulut se rebeller pour la première fois quand soudain, elle entendit une voix, lui disant :

- Ne te décourage pas, sois forte, continue et fais-le

Sindi, obstinée, refusa et dit à la voix :

- Non, je ne le puis. Je n’arriverais jamais à le faire. Je refuse

La voix continua en disant :

- Mais bien sûr que tu peux y arriver. Courage. Vas-y, mets toi au travail.

Sindi, très fâchée dit à la voix :

- Qui es-tu qui me demande de le faire. Pourquoi ne viens-tu pas le faire à ma place ? Si c’est si facile.

La voix lui répondit :

- Ne t’obstine pas, fais-le. Et tu verras.

La voix disparut et Sindi se demanda si elle devait obéir ou pas. Finalement, elle céda, s’assit, et prit les grains de sables un par un et se mit à les compter en pleurant. Au bout d’un moment, elle n’en pouvait plus, elle stoppa et se mit à pleurer très fort.

Sa marâtre vint la menacer et lui dit que tant qu’elle n’avait pas fini, elle ne pourra ni manger, ni dormir.

La nuit commençait à tomber. Sindi avait faim et sommeil, elle n’avait rien mangé de la journée, elle se mit à hurler encore plus fort. Ses demi-frères et soeurs vinrent se moquer d’elle.

Pendant la nuit, lorsque tout le monde dormait, Sindi, continua à compter. Quand une femme apparut et lui dit :

- Bravo, tu réussiras. Mais avant de continuer assieds toi et mange.

Elle prit dans son sac un bon plat : un mélange de fruit de la mer et du bon riz noir, elle le donna à Sindi qui mangea. Pendant ce temps, cette bonne femme appela les oiseaux du ciel qui vint aider Sindi à compter les grains de sable. Sindi, ne voyant pas, entendait très émerveillée. Dès qu’elle eut mangé, la bonne femme lui donna un bon dessert.

Sindi, ayant mangé, retrouva ses forces et se sentit bien. Les oiseaux qui aidaient Sindi, amassèrent tout le sable sans pour autant les associer. On voyait un amas de sable mais grain par grain. Les grains de sable étaient placés l’un à côté de l’autre.

A peine Sindi finissait son repas, que les oiseaux avaient achevé tout le travail. Sindi put sentir ce qu’ils avaient fait. Elle voulut remercier cette bonne femme celle-ci lui ferma la bouche pour l’empêcher de parler.

La bonne femme dressa là un bon lit à Sindi, elle se coucha et se réveilla tôt le lendemain avant tout le monde. La bonne femme remit tout en ordre et disparut.

Le matin, la marâtre fut la première à regarder ce que Sindi avait fait, elle fut très émerveillée et resta koi devant cette magnifique sculpture et merveille, elle constata que le travail était parfait mais ne puit l’admettre.

Quelle bonne et belle disposition de grains de sable. Jamais vu. Elle put lire les chiffres par terre le chiffre exacte 212 173 90 00 6548 13.

Tous ceux qui passaient par là étaient émerveillés et s’exclamaient :

- Mon Dieu quelle merveille. Jamais vu !

Se demandant qui était l’auteur de cette splendide œuvre. Les musées même vinrent demander à acheter cette oeuvre qui était considérée maintenant comme l’une des rares merveilles du pays. Hélas, la marâtre refusa et voulut garder cela pour elle disant que c’est l’une de ses filles qui l’avaient faite.

Bien même quand on demandait à sindi, elle répondait qu’elle ne savait pas qui l’avait faite et personne ne pouvait imaginer que ce fut elle puisqu’elle était aveugle.

Toujours décidée, à la vue de ce chef d’œuvre, la marâtre compris qu’elle devait l’éloigner sinon la vérité finirait par paraître. Elle l’envoya chercher de l’or dans une rivière appelée Oyongo sachant que tous ceux qui étaient partis là-bas n’étaient jamais revenus. C’était un coin assez sinistre qui faisait très peur.

Sindi s’arma de force et de courage se rappelant la voix qu’elle avait souvent entendue. Ainsi, elle partit. Elle passa plusieurs jours et plusieurs nuits à marcher cherchant la rivière, elle rencontra pas mal d’obstacles mais elle était très courageuse et motivée. Elle trouva enfin cette rivière mais c’était une rivière assez profonde. Il fallait fouiller et chercher dans ces profondeurs, sans se décourager, elle chercha et chercha.

Elle était décidée à ne plus mettre les pieds au village, elle en avait marre et préférait rester dans ces eaux que de repartir. Elle passa plusieurs jours et plusieurs nuits à chercher. Elle sortit de l’eau se reposer

La bonne femme qui lui avait apparu la fois dernière fit de nouveau son apparition et lui remit à manger lui disant :

N’aie pas peur ne te décourage pas.

La jeune fille mangea et fut rassasier. Pendant qu’elle mangeait, Sindi lui demanda qui elle était et pourquoi elle venait toujours à son secours, la bonne fée ne voulut pas répondre, elle prit la baguette magique et toucha ses yeux, Sindi, recouvrant la vue, puit la voir. C’était sa défunte mère métamorphosée en fée.

Sindi surprise très heureuse de ce qu’elle voyait l’appela

- Maman !!!!.

La bonne femme lui répondit :

- Oui. Chérie c’est moi. Mais je n’en ai pas pour longtemps n’ai pas peur je suis et serais toujours avec toi quoiqu’il arrive.

Elle remit un bâton à Sindi et lui dit : Ecoute prends le et fais ce que tu es venue faire, ensuite, rentre à la maison.

Sindi prit le bâton et demanda à quoi cela pouvait servir

La bonne femme lui répondit

- Tape trois fois dans la rivière.

Ce qu’elle fit s’en tarder. Grande fut sa surprise, il y’avait l’or partout les côtés de la rivière. La bonne fée lui donna des sacs, elle s’en servit autant qu’elle puit porter et la fée lui dit :

- Souviens toi de moi à chaque fois que tu as une difficulté. Prends ce bâton et frappe le trois fois. Maintenant que tu es en sécurité, je m’en vais à nous revoir.

La bonne femme disparut sindi, restée seule avec ses sacs d’or, frappa encore trois fois le bâton et fut vite à la maison.

Tout le monde l’avait oublié et sa marâtre qui l’avait cru morte, la voyant vêtu d’or, et avec ses sacs d’or n’en crut pas ses yeux. Plus jalouse encore, elle se demanda comment elle y était parvenue et si c’était vraiment elle. Elle s’exclama :

- Sindi !!!

Puis, elle appela ses enfants et leur dit :

-Voyez-vous ce que votre sœur a ramené ? Allez-y et faites de même.

Elle les envoya dans cette rivière. L’on ne les revit plus jamais.

Le père de Sindi fut tellement heureux d’avoir retrouvé sa fille qui lui raconta toutes les combines de sa femme. Ce dernier la mit vite hors de sa maison se repentant de n’avoir pas suffisamment été là pour elle, de l’avoir abandonnée.

Sindi et son père vécurent heureux et plein de bonheur et de richesse. Lorsqu’elle avait une difficulté, un vœu, elle faisait appel au bâton magique. Et pensait à sa mère qui veillait sur eux.

Sindi ma fille Sindi

Que je suis heureux de te revoir

Je trempe dans le bonheur

Je suis joyeux

Je suis heureux

Voilà que t'as retrouvée la vue

Ma fille chérie

Ma fille aimée

Je te demande pardon de t'avoir laisée.

Je suis à toi

Pardonne moi

Ton papa chéri

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